Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposition

Comme son nom l'indique, on discute de tout ici mais dans le respect et les règles du forum.
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tony yave
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

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http://afrique.kongotimes.info/rdc/rdc_ ... avori.html


Présidentielle en RDC : « Kabila » part favori
15/11/2011 17:47:00 KongoTimes!
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image Joseph KABILA - President de la RDC

Echec autour de la candidature consensuelle, échec de la stratégie électorale commune. En effet, en allant en ordre dispersé, l’Opposition ne disposera pas de stratégie électorale commune. Le grand bénéficiaire de cette décontenance politique est sans contexte le candidat de la mouvance présidentielle : le candidat Joseph Kabila Kabange.

Les calculs se compliquent pour l’Opposition. Sauf sursaut d’orgueil de dernières minutes, il ne faut pas s’attendre à un compromis en ce qui concerne une «candidature commune ou consensuelle» au sein de l’Opposition pour la présidentielle 2011. Les tentatives secrètes de l’Afrique du Sud n’ont pas réussi à dégager ce compromis tant attendu. Chacun a pris acte de cet échec et ira de son élan. Le reste, on verra bien après la date du 28 novembre.

Selon une indiscrétion digne de foi, l’Afrique du Sud devrait permettre à toutes les tendances de l’Opposition, de dégager le compromis autour de la candidature consensuelle pour la présidentielle 2011. Ce qui explique le séjour de certains candidats à la présidentielle en Afrique du Sud où se sont déroulées ces négociations secrètes.

Malheureusement, aucun accord n’est intervenu, chaque candidat de l’Opposition est demeuré sur sa position. Certains d’entre eux s’étaient même permis de revoir à la baisse leurs ambitions, à la seule condition qu’un accord soit conclu sur certains préalables. Echec. Rien n’y fit. Il nous revient que le candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, se serait montré intransigeant, appelant plutôt les autres à le rejoindre. L’intervention de certains partenaires n’ont pas réussi à le fléchir jusqu’à ce pavé dans la marre sur Radio télévision Lisanga, RLTV, refroidissant ainsi l’ardeur de ces mêmes partenaires. Bien plus, le ton utilisé, au cours de ce meeting d’entrée en campagne à Kisangani, bouleverse certaines prévisions.

Il est entendu que les ponts ne sont pas totalement rompus. Mais il faut aussi se rendre à l’évidence que chaque candidat a pris acte de cet échec. L’Opposition ira donc en ordre dispersé aux élections ; quitte à relancer le débat après la publication officielle des résultats des élections.
PROFIT A KABILA

Echec autour de la candidature consensuelle, échec de la stratégie électorale commune. En effet, en allant en ordre dispersé, l’Opposition ne disposera pas de stratégie électorale commune. Or, sur ce point, le candidat Vital Kamerhe avait proposé une tactique «d’encerclement et la signature d’un pacte de non agression» entre les candidats de l’Opposition.

Mais du fait que désormais chacun ira de son élan, pas étonnant que les candidats de l’Opposition se rentrent dedans pendant cette campagne électorale. D’un côté, le candidat Tshisekedi se lance dans la campagne électorale soutenu par les partis politiques faisant partie de la «Dynamique Tshisekedi Président et Soutien Etienne Tshisekedi, DTP et SET» ; Léon Kengo wa Dondo a sa plate-forme pour le besoin de la cause, les «Forces réunies de l’Opposition, FORECO», et Vital Kamerhe avec «Alternative Vital Kamerhe, AVK». L’on assistera incontestablement à l’éparpillement des voix avec comme conséquence l’affaiblissement de l’Opposition.

Le grand bénéficiaire de cette décontenance politique est sans contexte le candidat de la mouvance présidentielle : le candidat Joseph Kabila Kabange. Devant ce tableau lézardé que présente l’Opposition, Kabila part favori.

Certes, il ne s’agit là que des supputations, car rien ne dit que si l’Opposition va en ordre dispersé, elle échouerait. Toujours est-il que les réalités politiques dans ce cas de figure profitent chaque fois à l’adversaire. Et ici, l’adversaire n’est rien d’autre que le candidat de la mouvance présidentielle.
MAJORITE PARLEMENTAIRE

Les jeux ne sont pas encore faits. Bien au contraire, les choses risquent de prendre une autre tournure. En effet, au bout de ces élections, c'est-à-dire, la présidentielle et les législatives, il faut s’attendre à l’une de ces trois réalités : un président avec sa majorité parlementaire, un président sans majorité parlementaire et un gouvernement d’union nationale dans l’hypothèse où aucune des formations politiques ou plates-formes ne disposerait de la majorité parlementaire. Et comme l’on a toujours souligné dans ces mêmes colonnes, la présidentielle se joue à la députation nationale.

Malheureusement, à la députation nationale, les choses ne sont pas aussi faciles qu’on ne le croit. Certes, plusieurs partis politiques ont aligné des candidats députés. Cependant, ces candidats se présentent plus en «candidats indépendants» qu’en «candidats du parti». En témoignent, toutes ces affiches, ces banderoles. Rares sont ces candidats députés qui affichent clairement leur appartenance à un parti donné. Situation consécutive également à l’absence de moyens financiers mis à la disposition des candidats députés, la plupart ayant battu campagne avec leurs propres moyens financiers. Ajoutez à cela la «guerre prématurée de clans».

Si telle image se prolongerait jusqu’à la mise en place de la future assemblée nationale, la Majorité parlementaire se constituera à coups de billets de banque, faisant ainsi le lit de l’instabilité politique. L’on assistera alors à l’émergence d’une majorité parlementaire changeante, vulnérable au fil des sessions parlementaires si quelques ambitieux se décidaient à mener tout le monde en bateau. D’où la surenchère politique sera l’effet dominant la prochaine législature.

En fait, les signes avant-coureurs sont déjà perceptibles. Des sympathisants des partis politiques satellites s’empoignent déjà entre eux dans cette quête d’une position confortable avec un nombre élevé de députés. D’autres, ceux des candidats qui se sont sentis lésés lors de l’élaboration des listes, ont créé leurs propres partis mais affirment continuer à soutenir leur Autorité morale. Si demain ils obtenaient un nombre important de députés et que leur candidat était élu, ils seraient parmi ceux qui exigeraient plus de considération. Dans le camp contraire, rien ne les empêcherait de sceller des alliances, même contre nature. La future assemblée nationale disposera alors des «groupes parlementaires» à même de faire et de défaire la majorité parlementaire, parce que les «chefs de partis ou de groupes» ne seront pas contrôlables. Une véritable pagaille politique qui s’annonce à l’horizon.

Au regard de ce qui précède, le ciel reste nuageux et les jours sombres si jamais la classe politique ne prenait conscience de vrais enjeux de ces élections 2011. C’est-à-dire que la RDC est à un tournant décisif de son existence. Elle est appelée à vivre ou disparaitre. Mais surtout à relever les défis de son existence en tant qu’Etat et Nation. Etre une véritable «République», disposant d’institutions républicaines, d’une économie forte et prospère, et d’une population à compter parmi les peuples dynamiques du monde.
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tony yave
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toujours la violence

La CENI n’ayant pas tenu compte de ses désidératas, l’Opposition pro-Tshisekedi menace de descendre pour la énième fois dans la rue ce jeudi 29 Septembre 2011.

Les violons ne semblent toujours pas s’accorder entre la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’opposition pro-Tshisekedi regroupée dans la Dynamique pour le soutien à Etienne Tshisekedi. Pour cause ? Leur demande d’accéder au fichier électoral. Selon Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, président de la Démocratie Chrétienne (DC) et modérateur de cette plate forme électorale qui recevait la presse hier lundi 26 septembre dans son bureau de travail, les élections ne peuvent jamais être apaisées tant que la CENI ne donnera pas à l’opposition l’accès au serveur central. A l’en croire, bien que le président de la CENI, pasteur Daniel Ngoy Mulunda avait accepté que les cinq représentants de l’opposition puissent avoir accès à ce serveur, il est curieux de constater qu’à ce jour, un obstacle a été créé pour le besoin de la cause, soi-disant que les membres de la MP devait y accéder au même moment que ceux de l’opposition ; alors qu’au sein de la plate forme présidentielle, ce point ne pas à l’ordre du jour.

Pour l’opposition pro-Tshisekedi, cette attitude de la CENI est voulue à dessein, afin de faire passer le temps inutilement, en faveur de la classe politique au pouvoir. « L’opposition a pourtant besoin de la transparence ; c’est-à-dire, savoir notamment comment le fichier électoral a sorti le nombre des candidats aux élections législatives », a fait savoir Eugène Diomi Ndongala, annonçant la marche pacifique de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) soutenue par toutes les formations politiques de l’opposition, pour ce jeudi 29 septembre 2011, contre les manœuvres de la CENI, qui cherche à cautionner la tricherie.

Diomi Ndongala estime en effet que la CENI doit donner le quitus à l’opposition, de pouvoir auditer le serveur central, afin de connaître également la raison de la suppression d’un nombre important des sièges pour la ville-province de Kinshasa. Plusieurs promesses faites à l’opposition sont restées lettres mortes, mais à vrai dire, le temps passe en faveur de l’autre camp. Or dit-il, si les élections ne sont pas apaisées, l’opposition se refusera d’accepter les résultats.

Diomi Ndongala n’a pas oublié de dénoncer le cas des députés de la Majorité présidentielle qui se sont faits enrôlés pour le compte d’autres formations politiques ; alors qu’ils n’ont pas eu le soin de démissionner des partis politiques qui les géraient bien avant, ce qui constitue également un cas de tricherie que la CENI a laissé passer. Même chose pour les mandataires de l’Etat qui sont encore en fonction pour le compte de la même Majorité présidentielle (MP), mais qui utilisent l’argent de l’Etat pour battre campagne, alors que non seulement que leurs agents accusent des arriérés des salaires, mais la loi les obligent à démissionner de leurs postes.

Il a en outre dénoncé le fait que les effigies de l’actuel Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, pullulent à travers non seulement la ville-province de Kinshasa, mais aussi dans plusieurs autres parties du pays, ce qui dénote la duplicité de la CENI à favoriser un seul candidat.
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tony yave
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RDC : L’UDPS radicalise ses strategies de contestation de sa défaite
29/09/2011 07:03:00 KongoTimes!
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:haha: :haha: :haha:

image UDPS - Un militant de l'UDPS blesse par la police congolaise lors d'une manifestation a Kinshasa.

L’UDPS n’est pas prête pour affronter des échéances électorales. L’objectif latent ou réel de l’UDPS consiste en des manœuvres dilatoires tendant à éviter les élections à la date du 28 novembre 2011.

L’Union pour la destruction du progrès social en RDC (UDPS) est toujours hantée par le souci permanent de détruire ce qu’elle n’a pas construit. Ce parti et ses dirigeants projettent une marche pour ce jeudi pour des raisons non motivées. A en croire, Jacquemin Shabani Lokoo, ils marchent pour réclamer l’audit du fichier électoral en vue de son nettoyage adéquat, l’accès au serveur central des Experts mandatés par l’Opposition, en vue de la transparence aussi bien des données que des logiciels de traitement.

Ils réclament aussi la publication de la liste et de la cartographie des bureaux de vote en vue de supprimer les bureaux fictifs et d’assurer une répartition équitable sur l’ensemble du pays ainsi que la publication des listes des électeurs par bureau de vote en vue d’une part, de renseigner à temps les électeurs et d’autre part, d’assurer une répartition équitable des électeurs par bureau de vote. Ils exigent enfin, la publication et le monitoring des opérations liées à l’impression des bulletins de vote et à leur dispatching adéquat et équitable ainsi que la vérification et la gestion correcte des stocks excédentaires des cartes d’électeurs vierges e t des bulletins de vote.

Toutes ces réclamations ont déjà reçu des réponses adéquates. En ce qui concerne les l’audit du fichier électoral, la CENI avait demandé à l’opposition de déléguer des experts en informatique afin de dissiper tout malentendu. La CENI a annoncé officiellement l’acceptation de l’audit du Serveur central et de l’accès des Experts mandatés par l’Opposition au Centre National de Traitement. Cependant, au lieu d’envoyer des experts, l’UDPS et ses alliés ont délégué des profanes en informatique comme Mubake, Busa, ….

Cette situation présage déjà un plan macabre pour contester la loyauté de la CENI. En ce qui concerne la répartition équitable sur l’ensemble du pays ainsi que la publication des listes des électeurs par bureau de vote en vue d’une part, de renseigner à temps les électeurs et d’autre part, d’assurer une répartition équitable des électeurs par bureau de vote, l’UDPS viole des prescrits de la loi électorale qui veut que chacun aille voter dans le bureau où il a reçu sa carte d’électeur. L’exception est faite pour des candidats, des agents électoraux, des témoins et des observateurs. Les réclamations de l’UDPS sont sans fondement. L’UDPS ne dispose ni d’un programme, encore moins d’un discours convaincant.

La moindre des choses qu’elle peut faire, c’est d’espérer accéder au pouvoir par la force. Et pour y parvenir, il faut préparer les concitoyens à cette contestation. Malheureusement pour l’UDPS, la RDC a tourné l page à la violence. Et si les manifestants et des kuluna que l’UDPS recrute, arrivait à s’attaquer aux biens privés comme ils l’ont fait lors de leurs différentes marches précédentes, ils auront les commerçants et autres compatriotes sur leur chemin.

L’UDPS n’est pas prête pour affronter des échéances électorales. Les querelles autour du nombre d’enrôlés, du serveur de la CENI et du nettoyage du fichier électoral, rappellent étrangement celles qui avaient monté en épingle le boycott des élections en 2006.

L’objectif latent ou réel de l’UDPS consiste en des manœuvres dilatoires tendant à éviter les élections à la date du 28 novembre 2011. Toujours est-il que, le respect du cycle électoral aura obtenu un franc succès auprès de tous, même des plus incrédules. A titre illustratif, le nombre de candidats à la députation est passé de 6 000 à plus de 19.497. Tout montre que la démocratie est dynamique dans notre pays. Même ceux qui feignaient de ne pas y croire se mettent au pas de course en vue de rattraper le temps perdu, en tenant compte de leur espérance de vie politique qui, hélas, va s’amenuisant. Le plan machiavélique de l’UDPS étant démasqué, sa chute est entrain de se préciser. Wait and see.
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Présidentielle en RDC : « Kabila » part favori
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image Joseph KABILA - President de la RDC

Echec autour de la candidature consensuelle, échec de la stratégie électorale commune. En effet, en allant en ordre dispersé, l’Opposition ne disposera pas de stratégie électorale commune. Le grand bénéficiaire de cette décontenance politique est sans contexte le candidat de la mouvance présidentielle : le candidat Joseph Kabila Kabange.

Les calculs se compliquent pour l’Opposition. Sauf sursaut d’orgueil de dernières minutes, il ne faut pas s’attendre à un compromis en ce qui concerne une «candidature commune ou consensuelle» au sein de l’Opposition pour la présidentielle 2011. Les tentatives secrètes de l’Afrique du Sud n’ont pas réussi à dégager ce compromis tant attendu. Chacun a pris acte de cet échec et ira de son élan. Le reste, on verra bien après la date du 28 novembre.

Selon une indiscrétion digne de foi, l’Afrique du Sud devrait permettre à toutes les tendances de l’Opposition, de dégager le compromis autour de la candidature consensuelle pour la présidentielle 2011. Ce qui explique le séjour de certains candidats à la présidentielle en Afrique du Sud où se sont déroulées ces négociations secrètes.

Malheureusement, aucun accord n’est intervenu, chaque candidat de l’Opposition est demeuré sur sa position. Certains d’entre eux s’étaient même permis de revoir à la baisse leurs ambitions, à la seule condition qu’un accord soit conclu sur certains préalables. Echec. Rien n’y fit. Il nous revient que le candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, se serait montré intransigeant, appelant plutôt les autres à le rejoindre. L’intervention de certains partenaires n’ont pas réussi à le fléchir jusqu’à ce pavé dans la marre sur Radio télévision Lisanga, RLTV, refroidissant ainsi l’ardeur de ces mêmes partenaires. Bien plus, le ton utilisé, au cours de ce meeting d’entrée en campagne à Kisangani, bouleverse certaines prévisions.

Il est entendu que les ponts ne sont pas totalement rompus. Mais il faut aussi se rendre à l’évidence que chaque candidat a pris acte de cet échec. L’Opposition ira donc en ordre dispersé aux élections ; quitte à relancer le débat après la publication officielle des résultats des élections.
PROFIT A KABILA

Echec autour de la candidature consensuelle, échec de la stratégie électorale commune. En effet, en allant en ordre dispersé, l’Opposition ne disposera pas de stratégie électorale commune. Or, sur ce point, le candidat Vital Kamerhe avait proposé une tactique «d’encerclement et la signature d’un pacte de non agression» entre les candidats de l’Opposition.

Mais du fait que désormais chacun ira de son élan, pas étonnant que les candidats de l’Opposition se rentrent dedans pendant cette campagne électorale. D’un côté, le candidat Tshisekedi se lance dans la campagne électorale soutenu par les partis politiques faisant partie de la «Dynamique Tshisekedi Président et Soutien Etienne Tshisekedi, DTP et SET» ; Léon Kengo wa Dondo a sa plate-forme pour le besoin de la cause, les «Forces réunies de l’Opposition, FORECO», et Vital Kamerhe avec «Alternative Vital Kamerhe, AVK». L’on assistera incontestablement à l’éparpillement des voix avec comme conséquence l’affaiblissement de l’Opposition.

Le grand bénéficiaire de cette décontenance politique est sans contexte le candidat de la mouvance présidentielle : le candidat Joseph Kabila Kabange. Devant ce tableau lézardé que présente l’Opposition, Kabila part favori.

Certes, il ne s’agit là que des supputations, car rien ne dit que si l’Opposition va en ordre dispersé, elle échouerait. Toujours est-il que les réalités politiques dans ce cas de figure profitent chaque fois à l’adversaire. Et ici, l’adversaire n’est rien d’autre que le candidat de la mouvance présidentielle.
MAJORITE PARLEMENTAIRE

Les jeux ne sont pas encore faits. Bien au contraire, les choses risquent de prendre une autre tournure. En effet, au bout de ces élections, c'est-à-dire, la présidentielle et les législatives, il faut s’attendre à l’une de ces trois réalités : un président avec sa majorité parlementaire, un président sans majorité parlementaire et un gouvernement d’union nationale dans l’hypothèse où aucune des formations politiques ou plates-formes ne disposerait de la majorité parlementaire. Et comme l’on a toujours souligné dans ces mêmes colonnes, la présidentielle se joue à la députation nationale.

Malheureusement, à la députation nationale, les choses ne sont pas aussi faciles qu’on ne le croit. Certes, plusieurs partis politiques ont aligné des candidats députés. Cependant, ces candidats se présentent plus en «candidats indépendants» qu’en «candidats du parti». En témoignent, toutes ces affiches, ces banderoles. Rares sont ces candidats députés qui affichent clairement leur appartenance à un parti donné. Situation consécutive également à l’absence de moyens financiers mis à la disposition des candidats députés, la plupart ayant battu campagne avec leurs propres moyens financiers. Ajoutez à cela la «guerre prématurée de clans».

Si telle image se prolongerait jusqu’à la mise en place de la future assemblée nationale, la Majorité parlementaire se constituera à coups de billets de banque, faisant ainsi le lit de l’instabilité politique. L’on assistera alors à l’émergence d’une majorité parlementaire changeante, vulnérable au fil des sessions parlementaires si quelques ambitieux se décidaient à mener tout le monde en bateau. D’où la surenchère politique sera l’effet dominant la prochaine législature.

En fait, les signes avant-coureurs sont déjà perceptibles. Des sympathisants des partis politiques satellites s’empoignent déjà entre eux dans cette quête d’une position confortable avec un nombre élevé de députés. D’autres, ceux des candidats qui se sont sentis lésés lors de l’élaboration des listes, ont créé leurs propres partis mais affirment continuer à soutenir leur Autorité morale. Si demain ils obtenaient un nombre important de députés et que leur candidat était élu, ils seraient parmi ceux qui exigeraient plus de considération. Dans le camp contraire, rien ne les empêcherait de sceller des alliances, même contre nature. La future assemblée nationale disposera alors des «groupes parlementaires» à même de faire et de défaire la majorité parlementaire, parce que les «chefs de partis ou de groupes» ne seront pas contrôlables. Une véritable pagaille politique qui s’annonce à l’horizon.

Au regard de ce qui précède, le ciel reste nuageux et les jours sombres si jamais la classe politique ne prenait conscience de vrais enjeux de ces élections 2011. C’est-à-dire que la RDC est à un tournant décisif de son existence. Elle est appelée à vivre ou disparaitre. Mais surtout à relever les défis de son existence en tant qu’Etat et Nation. Etre une véritable «République», disposant d’institutions républicaines, d’une économie forte et prospère, et d’une population à compter parmi les peuples dynamiques du monde.
une candidature unique de l'opposition pour quel but ? posez-vs plutôt ces questions :
1.d'où viennent kengo, kamerhe ???? reponse : de la majorité
2. où joseph s'est fait elire avec de nombreux voix? reponse: à l'est, katanga et bandundu(hormis le territoire de kasongo-lunda)
mais aujourd'hui ceux-là même qui l'ont aidés à remporter tous ces voix dans les coins cités ci-haut l'ont abandonné, consequence immediat: il perdra des voix, au kivu, katanga, province orientale et même au bandundu.
conclusion: ces voix engragés à l'est du pays seront divisés en trois(kamerhe, kabila, et bien sûr l'invité de dernière minute à l'est: ya tshitshi) :)
Qui garde encore et toujours sa popularité au centre et l'ouest du pays. ces calculs sont si simple pour vous Kabilistes, rendez vs à l'evidence
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Evidence eza ndé ba urnes. Popuilarité ya tshitshi à l ouest? je reve. c'est kin et les deux kasai et basta. or kin votera au pire 40/60 pour tshitshi et pas moins pour kabila. le discours de votre mourant president à Goma a fait du degat contre lui. des nombreux kinois se demandent s'il faut vraiment voter pour un homme regulierement en perte de memoire. Et l'equateur est pret à voter kabila sauf en cas d'un mot d'ordre de Bemba. donc allez le sortir de prison et on aura peut etre peur :haha: :haha:
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tony yave
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Message par tony yave »

http://www.digitalcongo.net/article/79675


Quant Bernadette Tokwaulu déballe Etienne Tshisekedi !

Kinshasa, 15/11/2011 / Politique

En tant que ministre adjoint de la justice en 1960, il a participé avec Mobutu au coup d’état contre les Institutions démocratique qui a démis Lumumba 1er ministre élu. Il occupait ces fonctions lorsque Lumumba a été envoyé à la mort au Katanga par Mobutu.

Madame Tokwaulu AENA Bernadette ex ADG de la Snel s’est portée candidate députée indépendante dans la circonscription de la Funa. Dans une interview très marquée sur la chaîne de télévision digitalcongo, elle a démontré que le candidat à la présidence Etienne Tshisekedi était pour elle l’homme des rendez-vous manqués avec le peuple congolais, nous avons voulu en savoir plus.

Pourquoi s’être porté candidate dans la circonscription de la Funa

Pour raison des raisons sentimentales, le Père de mes enfants du premier lit s’appelait José Zokolo Itambala, il habitait Yolo. C’est là que j’ai eu les deux premiers enfants. Il est mort à Londres d’une crise cardiaque en 1998. C’est une sorte d’hommage et je suis très connue à Yolo dans la commune de Kalamu. Après les pillages de 1991, il s’est établi en Allemagne.

Quelle est l’essentiel de votre programme

Répondre aux besoins sociaux de la population. Sur les bancs du Parlement, je n’accepterai pas de donner le quitus à un gouvernement qui ne ferait pas du social sa priorité
Il faut :
- diminuer les taxes sur les vivres de première nécessité comme le carton de Mpiodi et les mettre sur les bénéfices des sociétés pétrolière et minière
- construire 5000 logements sociaux pour que les jeunes cadres puissent avoir accès à la propriété de leur logement à crédit et cessent de vivres dans l’annexe des maisons de leurs parents et beaux-parents ; cela tue les mariages
- réglementer les frais scolaires par commune. Il est anormal qu’une école à Ngiri-Ngiri, Selembao ou Makala, coûte le pris d’une école à Gombe. Chaque enfant là où il se trouve doit pouvoir étudier. C’est l’analphabétisme qui génère la prostitution et le brigandage dit Kuluna.
- Le militaire et le policier touche Usd 50 par mois pendant que la défense nationale reçoit Usd 300 par éléments pour ses frais de ménage, cantine, bottines, uniforme, soins médicaux. Je veux que l’on fasse l’inverse que le soldat et le policier touche usd 300 par virement bancaire avec carte de débit et que l’on donne Usd 50 à la défense nationale par éléments etc…

Vous pensez réussir ?

Mon candidat président, c’est Joseph kabila avec lui tout devient possible. Il a fait ses preuves. Il est inutile de les détailler

Rien que dans la circonscription de la Funa, il a réhabilité les avenues Kapela, Mompono, Elengesa, Ngiri-Ngiri, Shaba, une partie de Kimwenza et j’en passe. Ceux qui minimisent l’importance des routes n’aiment pas les congolais. Vous savez qu’il y a eu des épidémies de « mbasu ».

Cette maladie qui pourrit les pieds. Tout le monde crie à la sorcellerie mais c’est simplement une maladie des pieds sales qui se soigne avec du Clamoxyl. Personne n’était ensorcelé, c’était marcher dans les poubelles, la boue, le débordement des toilettes indigènes qui était la cause du « mbasu », rien de sorcier là dedans

Que pensez-vous des autres candidats ?

M. Tshisekedi Etienne est pour moi l’homme des rendez-vous manqué avec le peuple congolais. Son charisme incontestable a coûté cher au peuple congolais qui a la culture des hommes forts et charismatiques.

C’est cela qui a tué notre pays. L’homme fort impose sa loi et tout le monde danse et applaudi. Lorsque l’homme fort devient faible tout s’écroule autour de lui et le peuple paie la facture. Il y a eu Lumumba assassiné, Mobutu devenu malade et Mzee assassiné. Et maintenant Tshisekedi veut être cet homme fort, le problème c’est qu’il veut commencer par la fin puisqu’il est affaibli par l’âge et la santé.

Je suis contre la culture des hommes forts qui conduits le pays dans des aventures qui se terminent mal. Notre pays n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes. Barack Obama l’a affirmé, il y a 2 ans. Moi, je l’ai écrit dans mon livre « l’enfant de Yakusu » publié en 2001. Ce livre est disponible à la Halle de la Gombe et au Centre Wallonie Bruxelles.

Quelles sont pour vous les rendez-vous manqués de Monsieur Tshisekedi Etienne avec le peuple congolais ?

En tant que ministre adjoint de la justice en 1960, il a participé avec Mobutu au coup d’état contre les Institutions démocratique qui a démis Lumumba 1er ministre élu. Il occupait ces fonctions lorsque Lumumba a été envoyé à la mort au Katanga par Mobutu ;
- En 1965, nouveau coup d’Etat lorsque le 1er ministre élu Tshombe est enlevé et envoyé à la mort à Alger
- M. Tshisekedi Etienne est toujours ministre adjoint de la justice derrière Lihau, lorsque Mobutu fait pendre le 1er ministre Evariste Kimba, Amani et Bamba. Il existe des images filmées ou M. Tshisekedi affirme que « c’est un châtiment exemplaire »
- Il est le maître à penser du manifeste de la N’Sele qui met en place la dictature du parti Etat et il a recruté tous les cadres de la territoriale bourgmestre, gouverneurs etc.

Incidemment mon père le défunt ambassadeur Tokwaulu et mon oncle Mangubu Losube conseillers au bureau politique ont contribué à la rédaction du manifeste de la N’Sele. C’est une page de l’histoire, mais M. Tshisekedi ne doit pas faire croire au peuple qu’il est le champion de la démocratie. Juriste de son Etat, il a crée le cadre d’exercice de la dictature par Mobutu. Puis l’élève Mobutu est devenu plus grand que son maître d’où l’opposition « aradical » de Tshisekedi envers Mobutu.

Mobutu l’aimait. Pour preuve il a tué tous ses opposants notamment dans des parodies de coup d’Etat monté et manqué mais Tshisekedi est toujours là.

- La conférence nationale souveraine l’a désigné 1er ministre. Il s’est désisté lors de son investiture en biffant la mention « Mobutu garant de la nation ». C’est un geste spectaculaire de défi, un geste sentimental qui est dans la nature de M. Tshisekedi. En psychologie cela s’appelle un acte manqué. Il a été premier ministre un jour. La CNS fermé, il y a eu massacre des chrétiens pour sa réouverture, cela ne serait pas arrivé sans le geste de défi de M. Tshisekedi.

- Désigné une seconde fois 1er ministre après consultation politique. Cette fois, il refuse des candidats ministres de Mobutu dans son gouvernement en dépit des accords. Il sera ministre 3 mois. En trois mois il n’a même pas laissé un programme de gouvernement même pas un seul pont comme le 1er ministre Lunda Bululu ; Tout ce qu’on a su durant son mandat de 3 mois ce sont des querelles protocolaires avec Mobutu. Il voulait que Mobutu devienne comme la reine d’Angleterre dans le palais de Buckingham à Gbadolite. Ce n’était pas constitutionnel. Mais les textes légaux, les institutions n’intéressent pas M. Etienne Tshisekedi, étant charismatique, il se place au dessus des lois.

- Il a cautionné l’existence des soi-disant massacres de Lubumbashi qui n’ont pas eu lieu pour se débarrasser de Mobutu comme les soi-disant massacres de Timisaora qui ont abouti à l’exécution du dictateur Ceausescu et sa femme. Résultat, la communauté internationale a cessé toute coopération avec le Zaïre de Mobutu. Le Zaïre monnaie n’avait plus de matelas financier, les fonctionnaires, les diplomates, les bousiers, l’armée et la police non plus étaient payés.

- L’armée a pillé à deux reprises 1991 et 1993 et toutes les entreprises étrangères ont fermé et le chômage est devenu endémique. Imaginez que Général Motors construisait des voitures à Kingabwa !

Les banques ont fermé et on a perdu tout notre argent, c’est après les pillages de 1991 que le père de mes enfants a rejoint la diaspora avec des milliers de Congolais qui ont fuit un pays désespérant.

Aujourd’hui la diaspora soutient Mr Tshisekedi, ils ont oublié pourquoi ils ont quitté le pays pour galérer en Europe.

Il a fui ses responsabilités lorsque après leur rencontre de Cap Martin Mobutu l’a nommé premier ministre. Au lieu d’aller au bureau tranquillement où l’attendait ses ministres. Il a décidé d’une marche de Limité à la Primature. Cela a donné le temps aux services de sécurité de Mr Ngbanda de l’empêcher d’arriver. C’est Saddam Hussein Kongolo Mobutu capitaine de la division spéciale présidentielle qui lui a sauvé la vie.

Imaginez si M. Tshisekedi avait été Premier ministre pour accueillir Mzee à la tête de la rébellion de l’Afdl ; Kisangani et Kinshasa aurait été des villes ouvertes et le changement de régime se serait fait en économisant les morts.

Mon oncle le capitaine Kitambala des Forces aérienne zaïroise, Faza est mort le 16 mai 1997, abattu sur le pont de Kinkole. Il serait encore là. Moi, ce 16 mai 1997, j’ai été pillé dans ma maison par les éléments du Service de renseignements militaires, SARM en fuite. Mes enfants, ma mère, ma grand-mère et moi-même aurions pu mourir ce jour là.

Mes enfants, ma mère, ma grand-mère et moi-même aurions pu mourir ce jour-là.

9. Après le dialogue de Sun-City, le Mlc de Jean-Pierre Bemba et le Pprd de Joseph Kabila ont signé des accords à Matadi pour gérer la transition dans le pays : Kabila et Jean-Pierre Bemba Premier ministre.

M. Tshisekedi a alors couru à Kigali pour faire valoir que les deux Congolais venaient de se réconcilier et s’organiser sur le dos de nos frères ou cousins communs Banyamulenge.

Résultat, les accords Mlc et Pprd ont capoté et on s’est retrouvé dans l’inédit 1+ 4 ;

Quel aurait été le destin de la Rdc avec Joseph Kabila président et Jean-Pierre Bemba, Premier ministre pour gérer la transition ?

Quel aurait été l’issue des élections de 2006 ?

En tout état de cause, on aurait pas eu de guerres électorales et des enfants qui se trouvaient à l’école ne seraient morts.

De plus Jean-Pierre Bemba occupait des fonctions d’Etat et ne serait pas emprisonnés à la Haye pour l’affaire centrafricaine.

Aujourd’hui des militants du Mlc soutiennent Tshisekedi, on ne comprend plus rien.

M. Tshisekedi a dit non au referendum constitutionnel proposé par Kabila pour la mise en place d’institution démocratique. C’est cette constitution qui lui permet aujourd’hui d’être candidat.

12. M. Tshisekedi a dit non à la participation aux élections de 2006. La participation de l’Udps à l’Assemblée nationale aurait renforcé l’opposition orpheline de Bemba.

Le 13ème rendez-vous avec le peuple congolais ce sont les élections d’aujourd’hui. Ce sera un autre rendez-vous manqué. Constatez que le candidat s’autoproclame président en pleine campagne et demande d’aller prendre d’assaut la prison de Makala comme les Français ont pris la Bastille en 1789.

Il est plus simple d’attendre d’être élu président pour aller soi-même ouvrir les prisons.

Encore un acte manqué. En fait il fuit l’échec. Son dernier échec.

Et les autres candidats ?

M. Kengo wa Dondo a été le seul premier ministre de Mobutu qui a eu un mandat de 5 ans et l’autre de 3 ans. Les autres premiers ministres ont eu des mandats de 1 ou 2 ans.

M. Kengo wa Dondo a participé à la faillite du pays. Il doit reconnaître que Kabila a réussi là où M. « La rigueur » a échoué. Kabila a fait annuler la dette.

Quant à M. Vital Kamerhe que j’apprécie, il n’est pas prêt. Les défis sont trop grands pour lui en terme de sécurité extérieure et intérieure. On ne gère pas avec des sentiments. Il doit reconnaître que Kabila avait eu raison pour les opérations conjointes congolo-rwandaise.

Kabila a commencé un travail de reconstruction, il faut lui permettre de continuer malgré les difficultés sociales. Il ne faut pas être comme les Hébreux qui en route vers la terre promise écoutaient les prophètes de malheur qui leur disaient qu’ils étaient mieux esclaves en Egypte car ils mangeaient de la viande plutôt que de la manne et leur ont fait conduire un veau d’or.

Toutes les idoles sont des veaux d’or qui trompent les peuples.
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tony yave
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

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http://www.digitalcongo.net/article/79686


Elections de 2011 : Mobutu Nzanga clame haut et fort de battre Tshisekedi et Kamerhe

Kinshasa, 15/11/2011 / Politique

Les nouveaux mobutistes affirment que leur candidat de l’Udemo, Nzanga Mobutu sera parmi les trois premiers au classement final.

Le candidat Mobutu Nzanga lance sa campa­gne électorale ce week­-end à travers le Bas­-Congo avec comme am­bition de figurer parmi les trois premiers à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011.

Selon des sources pro­ches de l’Union des dé­mocrates mobutistes (Udemo) son parti, le fils du maréchal Mobutu empruntera la route pour présenter les candidats députés nationaux de son parti politique dans les contrées de la province littorale tout en sollicitant leurs suffra­ges et pour lui et pour les postulants députés. Ces derniers se redéploieront alors à travers les villes et bourgades de leurs cir­conscriptions électorales pendant que le candidat n°9 poursuivra son périple électoral.

Revenu le dimanche soir du Maroc ou il est allé enterrer son frère cadet, Mobutu Nzanga devrait dans les 48 heu­res libérer le finance­ment de campagne promis à ses partisans avant de démarrer. Les indis­crétions en provenance de cette formation politique assurent que les candidats officiels auront entre 4 et 40.000 dollars selon les circonscriptions électorales et le poids politique de chacun.

Le nouveaux mobutistes clament haut et fort que leur lea­der Mobutu Nzanga sera parmi les trois premiers au classement final. Rappelant au passage à qui veut les entendre que personne ne les at­tendaient à la quatrième place aux élections de 2006 avec 808.397 voix, il affirment avoir boutiqué une stratégie de campagne basée sur l’attachement de certai­nes contrées à la per­sonne de feu Maréchal Mobutu Sese Seko.

Quatorze ans après avoir quitté le pouvoir, les réalisations de ce dernier sont mieux app­réciées par les popula­tions qui n’attendent qu’un héritier pour leur continuation. C’est le cas des provinces de l’Equa­teur et l’Orientale où ils comptent mettre le pa­quet pour rafler le gros de leurs suffrages. Des provinces comme le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ayant beaucoup bénéfices de la paix sous Mo­butu sont des lieux pro­pices pour leur discours. Ces entités ainsi que le Maniema n’étaient que des territoires de la pro­vince du grand Kivu. Aux dires des partisans de l’Udemo, le découpage territorial de 1982 est à la base du développe­ment de ces provinces.

Nulle part les néo­mobutistes ne parlent de battre campagne dans les Kasaï ou au Katanga, fiefs apparemment impre­nables par d’autres can­didats.

A l’Udemo, l’on estime que beaucoup de candi­dats font du spectacle. La stratégie électorale de cet ex-allié de la Majo­rité présidentielle compte sur les téléphones rouges qu’il faut actionner pour arracher les suffrages des électeurs à l’instar des chefs coutumiers et autres notabilités oubliés par le régime kabiliste et ses ennemis.

Mobutu Nzanga et ses partisans estiment avoir plus de chances aussi grâce à leur image plus soft que les adversai­res revanchards qui pas­sent le gros de leur temps à injurier et promettre la foudre aux vaincus.

Quand les néo­mobutistes estiment qu’ils occuperont une place parmi les trois pre­mières, on les voit à la deuxième ou à la troisième. Car, tous les son­dages sérieux donnent Joseph Kabila en pre­mière position tandis que Tshisekedi et Kamerhe se permutent aux deuxième et troisième places. Mais, obtenir une marche sur les trois du podium ne sera pas une mince af­faire pour le leader de l’Udemo.

On sait qu’il avait ob­tenu 808.397 voix au pre­mier tour de l’élection présidentielle de 2006. Ces voix comptaient pour tout le territoire national. Ses outsiders valent pro­bablement plus.

Tshisekedi qui avait sé­ché les élections passées semble avoir la main mise sur les deux Kasaï et la diaspora de ces provinces très visible à Kins­hasa et à Lubumbashi.

Mais, Kamerhe qui avait pris 93.000 voix rien qu’à Bukavu peut en faire davantage pour tout le Sud-Kivu et grappiller plus loin sur le territoire grâce à ses alliances avec les députés nationaux populaires de la mandature finissante.

Les 11 candidats pré­sidents de la République se battant pour un seul siège, la place de deuxième ou troisième est honorifique donc. Dans un contexte d’une élection présidentielle à un seul tour, sa seule valeur est de positionner son occupant comme chef de file de l’opposition au cas où il aurait beaucoup de députés nationaux. C’est sans doute La rai­son pour laquelle l’Udemo prend très au sérieux ses candidats à la députation nationale. La présence de Mobutu Nzanga à leur présentation est une cau­tion morale dans les contrées où l’image du Ma­réchal Mobutu a été restaurée.

La République
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

Message par TUPAC MOUDJAHIDINE »

Nzanga n'avait même pas gagné dans sa propre province en 2006 :twisted: :twisted: alors il ne fait que perdre son argent pour rien.
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tony yave
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

Message par tony yave »

http://afrique.kongotimes.info/rdc/rdc_ ... -fini.html



RDC : Etienne TSHISEKEDI, un produit fini
14/11/2011 17:12:00 KongoTimes!
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image Etienne TSHISEKEDI - President nationale de l'UDPS a Raleigh Oct 2010.

Incapable de convaincre, Etienne TSHISEKEDI veut anticiper son échec en posant des actes qui peuvent provoquer son expulsion. Rien de tel. Il va perdre proprement aux urnes et il sera désillusionné.

La victoire d’un candidat à l’élection présidentielle, de nos jours, passe par sa capacité à organiser la cellule de communication. Ce qui du reste demande suffisamment du temps, car les élections ne se préparent pas en trois mois. Sauf pour ceux qui n’ont aucune ambition, des troubles fêtes. L’UDPS, parce que c’est de lui qu’il s’agit, a confondu élection présidentielle dont la circonscription électorale est le territoire national aux élections législatives. Cette confusion s’est matérialisée à travers l’impréparation criante de ce parti qui n’a aucune expérience électorale.

Dépourvu des fonds nécessaires pour faire la campagne, la cellule de communication de l’UDPS a monté des stratégies mensongères qui ont pour particularité de paraître que d’être. Les responsables de l’UDPS, sans moral ont menti non seulement à leurs sympathisants, mais aussi les congolais que Tshisekedi avait acheté un Boeing, un jet privé et un hélicoptère. Politique d’impression !

Pour couronner ce mensonge, ils envoient le secrétaire général du parti, dire à la presse tant nationale qu’internationale que les autorités congolaises leur refusaient l’autorisation de survoler le territoire national. Argument balayé par l’autorité de l’aviation civile. C’est alors qu’ils vont se précipiter pour trouver une attente avec une compagnie sud africaine. Accord vite rompu, à cause du non respect par Tshisekedi des clauses du contrat. Ils se sont rabattus sur un autre petit avion de 11 places, loué pour 9 jours. Information qu’ils ont cachée à leurs combattants qu’ils ont escroqué.

En fait, le service commercial de l’UDPS a vendu à ses combattants des photos montées d’un Boeing, d’un hélicoptère et d’un jet privé, leur faisant croire que ces avions appartenaient à Tshikas. Ce qui du reste est un mensonge grossier. Quel niveau d’escroquerie !

Le samedi, le service de communication de l’UDPS annonçait l’arrivée de Tshisekedi à Kinshasa, alors que le vieux des 80 ans dormait profondément à Kisangani. Aucune excuse officielle de la part de ceux qui prennent en otage certains compatriotes qui n’ont pas encore compris qu’ils sont exploités à fond. Chacun d’eux raconte ce qui lui passe à l’esprit. Il n’y a aucune coordination. Et ces gens prennent des congolais pour des cons. A ceux là on ne peut même pas confier la gestion d’une commune, parce que le désordre deviendra le mot d’ordre.

Aujourd’hui, on l’annonce à Goma, à Bukavu, bref, on ne sait pas même pas planifié ses déplacements. Et surtout quand l’on sait que l’avion loué doit rentrer en Afrique du Sud et le vieux sera immobilisé. En plus, il a perdu le contrôle de lui-même et, pour ses militants, la bataille électorale dont Tshikas n'a aucune expérience, c’est la guerre civile, l'injure facile, la violence et l'agressivité.

Tous ces éléments réunis, montrent le disfonctionnement et les sérieuses difficultés au sein de l’UDPS qui se dirigent calmement mais sûrement vers sa cuisante défaite. Tshisekedi, un produit fini, sans projet de société, sans lucidité, sans vision pense qu’il peut être élu par sympathie. Incapable de convaincre, il veut anticiper son échec en posant des actes qui peuvent provoquer son expulsion. Rien de tel. Il va perdre proprement aux urnes et il sera désillusionné.

Gilbert Lumbembele
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tony yave
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Re: Etienne Tshisekedi désigné "candidat unique" de l'opposi

Message par tony yave »

http://afrique.kongotimes.info/rdc/rdc_ ... onale.html



RDC : Etienne TSHISEKEDI vomi par la communauté internationale
09/11/2011 16:27:00 KongoTimes!
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image Etienne TSHISEKEDI - President nationale de l'UDPS a Raleigh Oct 2011.

Etienne Tshisekedi serait dans des mauvais draps. Avec une telle implication de la communauté internationale dans la condamnation de ses actes, le président national de l’UDPS aura signé son arrêt de mort politique.

Compromission ou désespoir politique ? La question mérite d’être posée. La dernière sortie médiatique du président national de l’Union pour la Déstabilisation et le Pillage Social (UDPS) a suscité un tollé général tant sur le plan national qu’international. Etienne Tshisekedi Muwula Nkwasa wa Mulumba, n’a jamais raté une seule occasion de montrer et de démontrer à la face du monde qu’il a toujours été celui par qui le Congo a, à plusieurs reprises, raté son entrée dans l’ère de la démocratisation. Quand bien même le train de la démocratisation du pays avait déjà quitté la gare, le sphinx de Limete a voulu naviguer à contre courant. Ce, en vue de tenter de flageller l’élan de la légitimité instaurée, au prix d’énormes sacrifices consentis, par le Président Joseph Kabila Kabange et son peuple en République Démocratique du Congo.

Voulant récidiver, le vieux Tshikas a jeté le pavé dans la mare, alors que le processus électoral n’en est pas encore à la proclamation du résultat pour le scrutin présidentiel. Dans une interview téléphonique diffusée en direct dimanche dernier sur la Radio Lisanga Télévision (RLTV), le lider maximo s'autoproclame « Président de la République Démocratique du Congo » et ce, avant d’appeler ses militants à « attaquer les prisons à travers le pays pour soi-disant libérer des militants de l’UDPS ». Tshisekedi a, par la même occasion, instruit ses hommes de mains de s’en prendre physiquement à tous les agents de l’ordre qui oseraient les en empêcher ainsi qu’à leurs familles respectives. Des déclarations que certains de nos confrères ont, avec l’affaire des avions, qualifié de confusions et erreurs de communication. En moins de 5 jours, le candidat de l'UDPS a ainsi brouillé durablement son image présidentielle, après 12 mois d'une précampagne presque sans faute.
Implication internationale

L’opinion publique nationale et internationale n’a pas laissé passer, sans indignation, cette attitude caractéristique de la quasi-disqualification de son auteur. Les réactions ont frisé de partout. Telle celle de la communauté internationale, véhiculée par la Radio France internationale dans son édition Afrique d’hier mercredi à 9 heures. L’ONU, l’Union européenne, la Belgique, la France et la Grande-Bretagne ont vivement réagi à l’appel à la violence d’Etienne Tshisekedi, ainsi qu’aux heurts qui ont caractérisé toute la période de campagne électorale. Par l’intermédiaire de la Mission pour la stabilisation de la RDC, l’ONU a exprimé « sa préoccupation quant au langage utilisé par certains leaders politiques incitant à la violence liée aux élections ». Ces leaders politiques constituent, d’après cette institution, « des violations directes de la loi électorale congolaise et des normes électorales internationales ».

L'Union européenne s’est, quant à elle, dite inquiète de la façon dont le processus électoral est géré par l’opposition congolaise. Avant de souligner qu’elle a « pris note avec préoccupation des actes de violence et des propos tenus en public ces derniers jours, appelant au non respect de la loi et susceptibles de conduire à un climat de violence et de tensions politiques, sociales et ethniques ». Dans un communiqué publié à Kinshasa l'UE appelle « encore une fois tous les acteurs politiques en RDC à s'engager sans réserve sur un processus électoral apaisé, respectueux de tous et permettant des élections libres, transparentes et crédibles ».
Belgique-France-Grande-Bretagne

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, qui donnait la position de son pays a tenu à lancer un appel aux uns et aux autres « à éviter toute déclaration ou action qui serait de nature à envenimer la situation déjà tendue ». « Les candidats doivent faire preuve de retenue durant la campagne électorale et éviter de faire usage d'un langage susceptible d'exacerber les tensions entre les communautés ou de nature à occasionner des affrontements avec les forces de sécurité, qui doivent s'assurer qu'elles remplissent leurs devoirs avec professionnalisme », a souligné, dans le même ordre d’idée, Neil Wigan, l'ambassadeur britannique à Kinshasa, que ajouté.

Faisant intervenir ses ministres des Affaires étrangères, Steven Vanackere, et de la Coopération, Olivier Chastel, la Belgique a jugé insoutenable le comportement affiché par le leader de l’UDPS. « Il est inacceptable qu'un candidat se proclame lui-même président légitime et appelle à la violence, mettant ainsi en question les principes fondamentaux de la démocratie elle-même », s’en est-elle prise à l’opposant éternel à travers un communiqué.

De toute évidence, il est admissible que plusieurs analyses convergent en ce sens que l’homme de 79 ans serait dans des mauvais draps. Avec une telle implication de la communauté internationale dans la condamnation de ses actes, le président national de l’UDPS aura signé son arrêt de mort politique. De quoi affirmer sans crainte d’être contredit qu’il a milité pour sa propre compromission. D’où, le désespoir politique qui empêche Etienne Tshisekedi à rentrer au pays pour s’engager dans une course perdue d’avance.
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