Clefis Konga : “ c’est un rêve devenu réalité…”

Par Darius Tshibangu
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À bientôt 23 ans, Clefis Konga Basile, a goûté pour la première fois aux joutes africaines avec son club, TP Mazembe, qu’il a rejoint il y a peu. Convaincant, le milieu défensif formé au CEFORBEL comme Faveurdi Bongeli et Dylan Lumbu a la confiance du staff technique dirigé par Mamadou Lamine Ndiaye. Le jeune joueur s’est livré en exclusivité à Leopardsfoot.

Basile, ton premier match avec le TP Mazembe s’est joué en Ligue des Champions de la CAF. Qu’as-tu ressenti ?

C’était un rêve devenu réalité : jouer au plus haut niveau du football africain. C’était un immense plaisir pour moi, ma famille et mon entourage. Malheureusement, nous avons perdu ce match, mais cela reste un moment inoubliable pour moi.

Mazembe a été éliminé en phase de groupes, mais l’entraîneur t’a aligné trois fois de suite en championnat. As-tu gagné la confiance du staff technique ?

Rien n’est jamais acquis dans un club comme Mazembe, où la concurrence est énorme. Mais je fais de mon mieux pour gagner ma place dans ce groupe. Mon objectif est de jouer, et je sais que cela passe par un travail acharné pour vraiment convaincre le staff technique.

À quel âge as-tu commencé à jouer au football ?

Tout petit, comme beaucoup de jeunes Africains, Congolais et Kinois, surtout ceux de la Tshangu… J’ai commencé pieds nus dans la rue.

À ton âge, pour de nombreux parents congolais, la priorité est aux études. Comment les tiens ont-ils réagi ?

Ce n’était pas facile. Comme beaucoup de parents africains, les miens voulaient effectivement que je privilégie les études. Mais j’ai réussi à concilier les deux jusqu’à obtenir mon diplôme d’État. Après cela, j’ai eu un peu plus de liberté pour me concentrer sur le football. J’ai surtout eu la chance d’intégrer le centre de formation Bel’Or (CEFORBEL), qui met un fort accent sur la scolarisation de ses jeunes joueurs.

Tu as donc été formé à CEFORBEL. Comment Mazembe t’a repéré ?

Lors de notre dernière année de formation, CEFORBEL avait mis en place une équipe engagée dans le championnat de l’Entente Provinciale de Football de Kinshasa (EPFKIN). L’objectif était de nous permettre d’appliquer ce que nous apprenions au centre. Grâce à nos performances, notre réputation a dépassé les frontières de Kinshasa jusqu’à Lubumbashi. Nous avons été appelés en essai, et depuis, nous avons intégré le groupe.

Avant de rejoindre Mazembe, tu as été prêté au CS Don Bosco. Comment s’est passée ton intégration ?

Clefis Konga sous le maillot de Don Bosco
Crédit photo : CS Don Bosco

Que ce soit au CS Don Bosco ou au TP Mazembe, je me suis facilement intégré car les deux clubs comptent beaucoup de jeunes joueurs. Mes coéquipiers m’ont très bien accueilli.

Vis-tu seul à Lubumbashi ou as-tu de la famille qui t’accompagne ?

Je vis avec ma tante, qui m’accompagne dans tout ce que je fais, aussi bien dans le football qu’en dehors. Ma famille et mes amis à Kinshasa ne m’ont jamais laissé tomber. Ils me soutiennent même à distance.

Même si à Kinshasa j’ai une grande communauté, je me sens bien ici à Lubumbashi. Après tout, je suis toujours en RDC.

Comment définis-tu ton style de jeu ?

Je suis un milieu « box-to-box ». J’aime défendre et attaquer, en alternant jeu long et jeu court.

Quel joueur prends-tu comme modèle à ton poste ?

Je m’inspire beaucoup de Toni Kroos et Thiago Alcântara.

Te sens-tu plus à l’aise seul devant la défense ou en double pivot ?

Seul ou en duo, je m’adapte en fonction des circonstances et des choix des entraîneurs.

Après le match contre Al Hilal, Florent Ibenge et Lamine Ndiaye ont loué ta prestation en conférence de presse. T’ont-ils parlé personnellement ?

 

Clefis Konga face à Al Hilal du Soudan
Crédit photo : TP Mazembe

Je n’ai pas encore discuté personnellement avec coach Florent, mais coach Lamine est mon entraîneur. Il voit mon évolution au quotidien. Je pense que ses paroles étaient une manière de m’encourager à travailler encore plus dur.

Quels sont tes objectifs à court et long terme ?

Pour l’instant, je suis concentré sur Mazembe. Mon but est d’enchaîner de bonnes performances et de défendre valablement mon club. Pour le reste, seul Dieu sait !

Le CHAN en août est-il dans un coin de ta tête ?

Qui n’aimerait pas répondre à l’appel du drapeau ? C’est aussi un de mes rêves. Même s’il y a déjà un groupe qui a disputé les éliminatoires, je vais me battre pour intégrer cette équipe.

Un mot de la fin ?

Mon dernier mot c’est un message de soutien et d’encouragement à nos frères de l’Est du pays. Nous sommes de cœur avec eux.

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